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Ngozi : la non-reconnaissance des enfants détériore les conditions de vie des familles

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Les femmes de la commune de Ngozi affirment qu’il y a des enfants qui ne sont pas reconnus par leurs pères, ce qui cause des conditions de vie difficiles au sein des familles.

À la commune de Ngozi, le service d’enregistrement des naissances accueille des mères qui viennent faire enregistrer des enfants non-reconnus par leurs pères. C’est le cas d’une femme de la colline Kinyami rencontrée devant le bureau de la commune Ngozi. « Le père a refusé de reconnaître l’enfant », a confié la maman. Elle a indiqué qu’elle ne sait même pas où trouver ce dernier. Elle a porté plainte contre son mari sans succès, leur enfant a aujourd’hui 3 ans et trois mois. Étant une femme démunie, elle regrette qu’elle ne soit pas capable de répondre aux besoins de son enfant. Son mari, militaire, n’a pas reconnu l’enfant juste après l’accouchement. Ses conditions de vie, poursuit-elle, sont devenues difficiles à partir de ce moment.

Ange Nadège Uwimana, conseillère communale de Ngozi chargée des affaires sociales, affirme que dans sa commune, il y a des jeunes garçons et des hommes qui refusent de reconnaître leurs enfants. « Nous continuons des sensibilisations pour les inciter à abandonner cette attitude malsaine qui perturbe la vie des enfants. » Et de conseiller aux jeunes filles de s’abstenir et d’attendre au moins le mariage légal et d’éviter des relations avec ces genres de personnes. Elle leur recommande surtout de se confier vite aux autorités administratives quand les pères de leurs enfants refusent leur paternité.

Victimes des manipulations

Une de nos sources dont l’enfant n’est pas reconnu par son père témoigne. Elle a été engrossée par un homme marié, car elle allait régulièrement chez lui pour lui demander de lui charger son téléphone portable. Elle a tout témoigné devant le juge, mais le bourreau a nié catégoriquement la relation qui a abouti à une grossesse. Il a été emprisonné avant d’être libéré sous caution. « Il a même menti en disant qu’il acceptait de prendre en charge son enfant, mais il ne l’a jamais fait. »

Une autre victime soutient avoir été trahie par son amoureux. « J’ai eu une relation avec un collègue de travail et je suis tombée enceinte », renchérit-elle. Il a refusé d’assumer ses responsabilités de père. La victime de trahison raconte qu’elle n’a pas été comprise dans sa famille. « Mon père s’est énervé au point de battre et de violenter ma mère à cause de ma grossesse. »

Au sein de l’action pour les femmes et les enfants vulnérables, ces jeunes filles sont accueillies déjà désespérées. Gloriose Niyimpa , psychologue au sein de l’Action, précise que ce centre essaie de les écouter afin qu’elles voient que la vie continue malgré tout. Elle lance un appel vibrant à ceux qui maltraitent les jeunes filles de couper court à ce comportement. « Cela freine le développement du pays, surtout que ces jeunes filles représentent la génération future. »

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