{"id":14390,"date":"2026-04-22T13:02:01","date_gmt":"2026-04-22T13:02:01","guid":{"rendered":"https:\/\/boneshafm.bi\/?p=14390"},"modified":"2026-04-22T13:02:01","modified_gmt":"2026-04-22T13:02:01","slug":"quand-la-grele-tombe-dans-limbo-les-nouveaux-visages-du-changement-climatique-au-burundi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/boneshafm.bi\/?p=14390","title":{"rendered":"Quand la gr\u00eale tombe dans l\u2019Imbo : les nouveaux visages du changement climatique au Burundi"},"content":{"rendered":"<p><strong>Saisons agricoles d\u00e9r\u00e9gl\u00e9es, pluies extr\u00eames, gr\u00eale dans la plaine de l\u2019Imbo, des milliers de personnes affect\u00e9es. Pour l\u2019environnementaliste Athanase Nkunzimana, ces ph\u00e9nom\u00e8nes sont des signes clairs du changement climatique. Face \u00e0 la multiplication des catastrophes naturelles, il plaide pour l\u2019agriculture permanente, la protection des pentes et le renforcement de l\u2019IGEBU (Institut G\u00e9ographique du Burundi)<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-14391\" src=\"https:\/\/boneshafm.bi\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/climatologie-300x177.jpeg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"177\" srcset=\"https:\/\/boneshafm.bi\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/climatologie-300x177.jpeg 300w, https:\/\/boneshafm.bi\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/climatologie-1024x604.jpeg 1024w, https:\/\/boneshafm.bi\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/climatologie-768x453.jpeg 768w, https:\/\/boneshafm.bi\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/climatologie.jpeg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Le climat burundais se d\u00e9r\u00e8gle, et les agriculteurs sont en premi\u00e8re ligne. C\u2019est le constat de l\u2019environnementaliste et professeur d\u2019universit\u00e9 Athanase Nkunzimana.<\/p>\n<p>\u00ab<em>\u00a0La variabilit\u00e9 des saisons agricoles, la temp\u00e9rature \u00e9lev\u00e9e, les pluies excessives ou parfois tardives, ainsi que des chutes de gr\u00eale d\u2019une intensit\u00e9 inhabituelle dans des zones \u00e9pargn\u00e9es, figurent parmi les principaux signes du changement climatique \u00bb, <\/em>affirme-t-il.<\/p>\n<p><em>\u00ab<\/em><em>\u00a0Les saisons agricoles variables, la quantit\u00e9 de pluies \u00e9lev\u00e9e, ce sont des signes \u00e9loquents qui r\u00e9v\u00e8lent le changement climatique. Je peux aussi citer la temp\u00e9rature \u00e9lev\u00e9e, ainsi que les chutes de gr\u00eales inhabituelles<\/em>\u00a0\u00bb, ajoute l\u2019expert.<\/p>\n<p>Il prend un exemple frappant : \u00ab <em>Les \u00e9tudes d\u00e9montrent que les gr\u00eales ne peuvent pas tomber dans la plaine de l\u2019Imbo, mais aujourd\u2019hui, les choses ont chang\u00e9. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Selon Athanase l\u2019universitaire, ces bouleversements climatiques favorisent la multiplication des catastrophes naturelles et des p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse, souvent accompagn\u00e9es de maladies d\u2019origine hydrique. Il r\u00e9sume en pr\u00e9cisant que le changement climatique provoque aussi les maladies hydriques et la s\u00e9cheresse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cultiver toute l\u2019ann\u00e9e pour s\u2019adapter<\/strong><\/p>\n<p>Pour y faire face, l\u2019environnementaliste mise sur l\u2019adaptation des pratiques agricoles. <em>\u00ab Il faut que les cultivateurs adoptent un comportement de cultiver 12 mois sur 12 si c\u2019est possible. C\u2019est l\u2019une des solutions pour lutter contre les catastrophes naturelles<\/em>\u00a0\u00bb, recommande-t-il.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019\u00e9taler la production pour ne plus d\u00e9pendre d\u2019une seule saison, devenue trop impr\u00e9visible.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019option de cultiver toute l\u2019ann\u00e9e, Nkunzimana indique qu\u2019il faut cultiver toute l\u2019ann\u00e9e, mais pas n\u2019importe o\u00f9. L\u2019expert met en garde contre les cultures sur des terrains en pente, afin de limiter les risques d\u2019\u00e9rosion des sols.<\/p>\n<p><em>\u00ab Il y a des gens qui cultivent sur des terrains \u00e0 forte pente, \u00e0 tel point qu\u2019il est difficile de comprendre comment ils parviennent \u00e0 y cultiver. Il faut que cette r\u00e9serve y cultive, sinon il devrait respecter les r\u00e8gles de la protection de l\u2019environnement<\/em>\u00a0\u00bb, insiste-t-il.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Renforcer l\u2019IGEBU et appuyer l\u2019irrigation<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Athanase Nkunzimana lance un appel au gouvernement. Il demande de renforcer les moyens de l\u2019IGEBU pour garantir la diffusion d\u2019informations fiables et en temps opportun.<\/p>\n<p>Pour lui, le gouvernement devrait augmenter le budget allou\u00e9 \u00e0 l\u2019IGEBU, ce principal organe national \u00a0\u00a0fournisseur de pr\u00e9visions, de donn\u00e9es hydrom\u00e9t\u00e9orologiques et de bulletins agro- m\u00e9t\u00e9orologiques au Burundi.\u00a0Cela afin de donner des informations fiables et de trouver des mat\u00e9riels suffisants, sinon \u00e7a serait un probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Ce scientifique plaide \u00e9galement pour un appui accru aux agriculteurs, notamment dans le domaine de l\u2019irrigation qui est indispensable pour produire en saison s\u00e8che.<\/p>\n<p>Entre mars 2026 et 2024, le nombre de personnes affect\u00e9es par les catastrophes naturelles est pass\u00e9 de 237 \u00e0 2997 au Burundi, selon l\u2019OIM, l\u2019OCHA et des experts locaux. Face \u00e0 cette hausse, cultiver 12 mois sur 12 et renforcer l\u2019IGEBU ne sont plus des options, mais des urgences selon Athanase Nkunzimana.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saisons agricoles d\u00e9r\u00e9gl\u00e9es, pluies extr\u00eames, gr\u00eale dans la plaine de l\u2019Imbo, des milliers de personnes affect\u00e9es. Pour l\u2019environnementaliste Athanase Nkunzimana, ces ph\u00e9nom\u00e8nes sont des signes clairs du changement climatique. 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