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Buterere : des femmes survivent parmi les déchets

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Des femmes se font survivre et font survivre leurs enfants par des résidus de nourriture déchargés au dépotoir de Buterere, en mairie de Bujumbura. Cela fait froid dans le dos et perdure.

Au dépotoir de Buterere, quand tu y arrives, c’est une mauvaise odeur presque étouffante. Compréhensible d’ailleurs, car tous les déchets des différents quartiers de la ville sont jetés là-bas. Les camions y déchargent des tonnes chaque jour. Les mouches, grouillent. La fumée y dégage. Trop chaud, les déchets entassés créent du feu.

À l’avant-midi de ce mardi 9 janvier 2024, de nombreuses femmes de tout âge s’observent au dépotoir. Des jeunes, des femmes âgées, certaines portent des bébés au dos tandis que d’autres les font dormir au milieu du dépotoir. Les cris des enfants qui pleurent se font entendre, beaucoup souffrent de la grippe, le liquide nasal coule. D’autres bébés toussent très fort et de façon continue.

Étonnement, ces femmes racontent qu’elles n’ont pas peur des maladies qu’ils peuvent attraper au dépotoir. « Nous n’avons pas peur, la maladie ne s’attaque pas au plus pauvre », réagit une mère qui se nourrit des aliments jetés au dépotoir depuis plus de 5 ans. Les unes de ces femmes font savoir qu’elles vivent du dépotoir depuis les années 1990. « Je nourris mes enfants avec ce dépotoir », affirme une d’elles. Elle confie qu’elle y cherche de la patate douce jetée, de la banane ou d’autres aliments.

Elles aimeraient faire du petit commerce

Ces mères chassent aussi du bois de chauffage dans ce célèbre dépotoir de Buterere au nord de la capitale économique Bujumbura. En plus de leur être une source de nourriture, elles indiquent avec humour qu’il constitue leur dispensaire où elles font se faire soigner. Elles pensent de plus que les produits pharmaceutiques périmés déchargés avec des déchets de ménage leur préviennent des maladies.
Sur le dépotoir, de jeunes enfants y vendent également des beignets. Les mamans achètent, nourrissent leurs enfants sans se laver les mains. Leur rêve c’est de trouver des âmes charitables qui pourraient leur donner du capital pour faire du petit commerce.

La situation est ainsi, alors que des cas de choléra reconnus par le ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida ont été observés au cours de l’année dernière en mairie de Bujumbura.

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