Université du Burundi : Le calvaire des étudiants du campus Buhumuza

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Les étudiants de l’Institut d’Administration et de cartographie foncière déplore la modicité du prêt-bourse. Ils affirment ne pouvoir joindre deux bouts de mois avec 60 milles BIF. Ils demandent à l’Etat de revoir à la hausse ce montant. 

« L’université nous donne mensuellement une somme de 60 mille BIF. Nous l’utilisons pour payer le loyer, la nourriture, l’électricité et l’eau de la Regideso, faire photographier le syllabus », confient un étudiant rencontré sur les lieux. Selon lui, c’est fort difficile de vivre avec une telle somme modique.

En plus de sa modicité, poursuit-il, le prêt-bourse revient en retard.

« Au début de chaque année académique, le prêt-bourse s’octroie après quatre ou même cinq mois, ce qui complique notre vie », indique-t-il.

Comme la plupart de ses camarades en témoignent, le retard dans l’octroi de prêt-bourse ne reste pas sans effet.

« Lorsque le crédit tarde, certains d’entre nous contractent des dettes pour se nourrir, payer le loyer et bien d’autres. Pourtant, d’autres demandent un soutien financier dans leurs familles », soulignent-ils.

Suite au retard affiché du prêt-bourse, il y en a même ceux qui risquent d’abandonner l’école.

Les filles de ce campus affirment ne pas être à hauteur de se procurer des serviettes hygiéniques pendant la période des règles. « Nous ne sommes pas en mesure d’acheter de serviettes hygiéniques  à chaque menstruation avec un crédit mensuel de 60 milles BIF. Et cela nous expose à des maladies liées au manque d’hygiène », confient-elles.

Ces étudiants demandent à l’État d’augmenter le prêt-bourse, ce leur permet de couvrir au moins les besoins vitaux.

Qu’en dit le décanat ?

Dr. Emery Nukuri, Doyen de l’Institut /Campus Buhumuza

Dr Emery Nukuri, doyen de cet institut, ne nie pas l’existence des problèmes énumérés par les étudiants. Il témoigne que tous les premiers mois de chaque année académique sont durs pour les étudiants. « Les périodes d’inscription, de signature des contrats, etc. prennent du temps. Et cela entraîne un retard dans l’octroi du prêt-bourse », précise-t-il. Et d’ajouter que le ministre a promis de raccourcir la période d’octroi de prêt-bourse.

Signalons que cet institut compte aujourd’hui 370 étudiants dont 70 filles.

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