Suivez Bonesha fm En Direct

OLUCOME : le coton, une richesse oubliée

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

L’OLUCOME déplore que la culture du coton soit en voie de disparition au Burundi, alors qu’elle constituait autrefois une source importante de devises pour le pays. Selon l’OLUCOME, cette situation résulte de la négligence des gouvernements successifs. Cette organisation appelle à l’adoption d’une politique claire pour revaloriser cette culture essentielle au développement économique du Burundi.

 

Selon Alexis Nimubona, chargé de communication à l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), en moins de 20 ans, le coton est passé de deuxième culture exportatrice la plus rentable au Burundi à une production trop faible pour générer des devises significatives.

« Le coton était la deuxième plante d’exportation dans le passé. La production de cette culture avait sensiblement diminué au fil du temps. En 2010, l’exportation de la production de cette culture a été suspendue à cause de sa faible production. Par exemple, si l’on analyse la situation sur le terrain, les producteurs sont découragés à cause du maigre prix qu’ils reçoivent pour un kilo de coton. Il en est de même pour les moniteurs. »

L’OLUCOME fait savoir que la baisse de la production de cultures d’exportation comme le coton, le thé et le café est une des causes majeures de la carence des devises dans le pays et de la hausse des prix des produits de première nécessité sur les marchés.

« Au sein de l’OLUCOME, nous trouvons déplorable cette situation et cela constitue une grande perte à l’économie nationale. Il est incompréhensible que la production de presque toutes les cultures d’exportation ait sensiblement diminué alors qu’à l’époque, la production de ces plantes constituait une principale source de devises. »

Cet observatoire appelle le gouvernement burundais à mettre en place une politique nationale de relance des cultures d’exportation, en s’appuyant notamment sur celles qui, autrefois, représentaient d’importantes sources de devises pour le pays.

COGERCO : plus de 8500 tonnes de coton à 1000 tonnes

La culture du coton a été introduite au Burundi depuis l’époque coloniale en 1920 dans la région de l’Imbo. Le coton a été, depuis lors, la deuxième culture d’exportation qui génère des devises pour le pays après le café.

D’après les propos de l’ancienne direction générale de la Compagnie de gérance du coton (COGERCO), le Burundi avait une production de plus de 8500 tonnes de coton en 1993 et une production de 1000 tonnes seulement en 2020. La diminution de superficie étant une des causes.

Selon Gustave Majambere, ancien directeur général de la COGERCO, depuis l’année 2010, l’exportation du coton est quasiment suspendue suite à la diminution de la production du coton. Il a précisé que les superficies cultivées ont baissé, passant de 8491 hectares en 1993 à 2481 hectares en 2020, ce qui a fait chuter la production du coton. La quantité produite a aussi diminué, passant de 8900 tonnes en 1993 à 1000 tonnes seulement en 2020.

En juin 2023, M. Majambere avait tranquillisé les Burundais en estimant que jusqu’en 2027, la production de coton aura augmenté pour satisfaire le marché local et reprendre l’exportation à travers le processus qui a débuté avec l’adoption par le gouvernement en 2019 de la stratégie nationale pour redynamiser la filière coton du Burundi 2019-2027.

Les initiatives prises sont, entre autres, l’acquisition et l’extension du périmètre cotonnier jusqu’à 10 000 hectares afin de satisfaire son client potentiel local « AFRITEXTILE », l’augmentation de la production jusqu’à 12 000 tonnes de coton-fibre et la motivation des cotonculteurs en augmentant le prix du coton par kilo.

À titre d’exemple, lors de la campagne cotonnière 2020-2021, la production s’élevait à 1 010 tonnes de coton-graine cultivées sur 2 000 hectares. Deux ans plus tard, durant la campagne 2022-2023, la production a légèrement progressé pour atteindre 1 500 tonnes, sur une superficie élargie à 3 100 hectares.

 

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Pocket
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *