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Bujumbura : La journée d’hygiène du jeudi peine à entrer dans les habitudes

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A Bujumbura, l’appel des autorités à consacrer chaque jeudi à l’hygiène et à l’assainissement peine encore à se traduire dans les faits. Plus d’un mois après l’annonce faite le 22 juillet 2026 par le ministre de l’Intérieur, Léonidas Ndaruzaniye, plusieurs endroits du centre-ville,surtout autour de l’ancien marché central, restent jonchés de bouteilles et sachets en plastique, cartons et autres déchets. Certains caniveaux d’évacuation des eaux sont également obstrués, alimentant les inquiétudes sur la salubrité et l’environnement urbain

Dans le centre de Bujumbura, notamment autour de l’ancien marché central, le constat reste préoccupant. Différents types de déchets sont visibles à plusieurs endroits, dont certains sont entassés contre les murs qui entouraient autrefois le marché.

Du côté de l’arrêt-bus desservant la zone Kiriri, des cartons, des bouteilles en plastique et d’anciennes poubelles sont abandonnés dans les environs. Ces récipients, initialement destinés à la collecte des ordures, sont aujourd’hui devenus eux-mêmes des déchets.

Un peu plus loin, au nord de l’ancien marché central, un important tas de bouteilles en plastique s’élève sur près de deux mètres de hauteur, témoignant de l’ampleur du problème d’assainissement dans cette partie de la ville.

L’insalubrité ne se limite pas aux alentours de l’ancien marché central. Plusieurs autres endroits du centre-ville sont concernés, notamment le long des routes et dans les espaces où sont exercées différentes activités commerciales.

Les environs du siège de l’ONATEL(Office National des Telecommunications) font également partie des endroits où des déchets sont visibles. Plus préoccupant encore, certains caniveaux d’évacuation des eaux sont bouchés par des bouteilles en plastique et d’autres déchets non biodégradables.

Cette situation pourrait également perturber l’évacuation des eaux, particulièrement en période de pluies, et favoriser la dégradation de l’environnement urbain.

L’appel des autorités peine à produire des résultats

Lors d’une conférence de presse tenue le 22 juillet 2026, le ministre de l’Intérieur, Léonidas Ndaruzaniye, avait reconnu l’existence d’insuffisances en matière de propreté et d’assainissement.

Il avait alors annoncé que le jeudi serait désormais consacré aux activités d’hygiène et d’assainissement. Cette journée devait notamment permettre de renforcer les contrôles du respect des mesures d’hygiène au niveau des communes, des zones, des collines et des quartiers.

Les autorités avaient également appelé à faire connaître largement cette initiative auprès de la population et à consacrer chaque jeudi aux activités d’inspection et d’assainissement.

Une mobilisation encore insuffisante

Malgré cette mesure, le constat effectué dans plusieurs endroits du centre-ville montre que l’insalubrité demeure une réalité. Certains espaces publics continuent d’être utilisés comme lieux de dépôt des déchets, tandis que les caniveaux aménagés le long de certaines routes sont transformés en dépotoirs.

Alors que les autorités encouragent la modernisation de plusieurs axes routiers, notamment à travers la pose de pavés, la persistance des déchets dans les caniveaux et sur les espaces publics pose la question de l’efficacité des mécanismes de contrôle et de la participation de la population à l’assainissement.

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